Vit-on heureux quand on vit «caché» ?

Vit-on heureux quand on vit «caché» ?
Source : Challenge.ma
14/09/2018 10:00

On ne le sait pas assez. Ou si on le sait, personne ne le dit assez.

En matière de festival et de pratique sportive, notre pays est au top. Bien sûr, on ne parle pas de résultats triomphants, de podiums, de records du monde ou de médailles, mais de la régularité et de l’assiduité réelles que déploient responsables et pratiquants pour que, malgré les moyens infimes que l’on connait, tous donnent l’impression que l’on réalise l’essentiel.

On participe, on organise et on est présent.

Il n’est pas un sport que l’on ne pratique pas au Maroc, il y a des fédérations et des associations qui gèrent à peu près tout. Certes ce n’est pas toujours brillantissime, mais on fait ce qu’on peut. Cela pour le sport, voyons maintenant pour les festivals régionaux. Ça va du cheval au cinéma en passant par la musique, les cerises, toutes sortes de chants et musiques populaires, à tel point que l’on a peine à suivre et que même nos médias les plus vigilants n’arrivent pas à informer. Vous pensez qu’on exagère ? Pas du tout, car si l’on se donnait la peine de recenser toutes ces activités, et bien, il y en a qui seraient étonnés de voir que sur notre sol il n’y a pas que le foot, mais aussi un joli paquet de loisirs et d’activités qui s’y déroulent. Tout cela, à quelques rares exceptions près, survit grâce à l’argent public. Il faut que cela soit dit, et connu. Souvent ce n’est pas l’argent qui manque le plus, mais l’info. Et tous les efforts, désespérés de dizaines d’agences de communication, ne doivent pas sortir de l’anonymat de nombreux évènements qui « passent à l’as » comme on dit familièrement.

C’est peut-être l’époque qui veut cela, plus il y a de moyens de communication et d’information et moins on est informé. Est-ce la faute au « trop plein » ? Ou plus sûrement est-ce que les cerveaux des uns et des autres ne sont accaparés que par très peu de centres d’intérêts et que le foot et les soucis du quotidien ne laissent à personne le temps de s’intéresser à une conférence sur les ressources hydriques du Tadla ou à aller s’approvisionner au moussem de dattes d’Erfoud.

Et pourtant, comme disait Galilée, cet auguste personnage pour la rotation de la terre autour du soleil, et pourtant ça tourne.

Tout cela existe et se passe régulièrement chez nous, alors venir dire et répéter qu’il n’arrive jamais rien au Maroc, c’est tout simplement faux. On n’a seulement pas eu le temps de suivre, d’aller voir. Et même parfois, on n’en a même pas entendu parler.

Tout ce qui s’est passé, cet été, comme évènements culturels, sur nos plages et dans des villes bien précises est proprement fantastique. Mais quid de tout cela dans la « grande presse », quel impact auprès de l’opinion publique ? Très peu hélas.

Et nous voilà à la rentrée des classes et à la reprise de la saison des championnats de football. Le ballon rond va alors rouler sur les gazons et tout écraser sur son passage

On parlera plus des Lions de l’Atlas et de Renard que de surf ou d’expos à Asilah, des potiers de Safi ou des groupes musicaux de la Chaouia et Doukkala....







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