À l'ombre des vignes de Niagara, le cannabis a remplacé les orchidées

À l'ombre des vignes de Niagara, le cannabis a remplacé les orchidées
Source : Sciencesetavenir.fr
16/10/2018 08:04

Vêtus de combinaisons blanches, les horticulteurs taillent minutieusement les petits plants alignés en batterie devant eux. Il y a peu, des orchidées poussaient sous cette serre du sud de Toronto: ce sont désormais des fleurs de cannabis qui y bourgeonnent.

La marijuana récréative sera légale mercredi au Canada et dans cette plantation de 1,8 hectare, sise au milieu des vignes de Niagara, c'est le branle-bas de combat.

D'un côté de la vaste usine aseptisée, des ouvriers s'affairent à remplir des pots de terre: 12.000 pieds de cannabis sont plantés chaque semaine. De l'autre, des jardiniers émondent les arbustes arrivés à maturité et préparent des boutures en écoutant de la musique.

"C'est bon pour la croissance des plantes, on est en train d'installer un système de son intégré dans toute l'usine", confie, le plus sérieux du monde, Kevin Epp, directeur des opérations de l'entreprise Up.

Dans une salle sécurisée, d'autres employés collent les timbres d'accises sur des sacs de 1 ou 3,5 grammes de cannabis qui prendront ensuite la direction des diverses provinces.

 

C'est là qu'ils seront revendus avec la bénédiction du gouvernement de Justin Trudeau, qui, en mettant fin à 95 ans de prohibition, réalise l'une de ses principales promesses de campagne.

Selon les Libéraux de M. Trudeau, cette réforme doit permettre de damer le pion au crime organisé en encadrant un produit déjà régulièrement consommé par au moins 16% des Canadiens.

Pour les producteurs autorisés, comme Up, il s'agit donc d'une rare opportunité commerciale, à condition de pouvoir assurer la fourniture. Selon les diverses estimations, le cannabis légal ne couvrira en 2018 que de 30 à 76% du marché canadien.

Il faut compter quatre mois pour produire et récolter un pied de cannabis, note M. Epp: "En comparaison avec les autres plantes, c'est plutôt rapide, mais quand même, ça prend beaucoup de temps (et) le processus d'apprentissage est assez lent".

En ouvrant la porte de son coffre-fort, le directeur des opérations est presque gêné: "En ce moment, on a six millions de dollars (4 millions d'euros) d'herbe", décrit Kevin Epp, notant que cette pièce est assurée pour abriter jusqu'à 100 millions de dollars (66,5 millions d'euros) de drogue douce. "On a effectué beaucoup de livraisons au cours des dernières semaines, (les stocks) ont beaucoup chuté"...







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