CAN 2019 : Le Maroc, motus et bouche cousue !

CAN 2019 : Le Maroc, motus et bouche cousue !
Source : LesInfos.ma
10/12/2018 11:30

Incertitude autour du choix du pays qui accueillera la prochaine Coupe d’Afrique (CAN). Avec un Cameroun désormais hors-jeu, le Maroc est, selon toute vraisemblance, le digne remplaçant des Lions indomptables. Son silence laisse cependant planer le doute à quelques jours de la date limite de dépôt des candidatures et face à un concurrent de taille : l’Afrique du Sud.

Depuis que le Cameroun s’est vu retirer l’organisation de la prochaine édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), plusieurs rumeurs annoncent que le Royaume serait le grand favori pour accueillir la grand-messe africaine. Pourtant, à quatre jours de la date butoir du dépôt des dossiers de candidatures – fixée au vendredi 14 décembre à minuit (heure du Caire, NDLR) – le Maroc n’a toujours pas fait de déclaration ni déposé son dossier officiellement.

L’occasion de faire oublier le faux bond de 2015 

Alors que les candidats pour l’organisation de la prochaine CAN ne se bousculent pas au portillon, le Maroc reste le grand favori pour l’organisation de la Coupe africaine. Une belle occasion pour le royaume chérifien de redorer son blason et faire oublier son désistement en 2015. Pour rappel, invoquant des risques liés à l'épidémie du virus Ebola qui sévissait en Afrique de l'Ouest, le Maroc avait tout simplement refusé d’héberger la CAN 2015, à deux mois de l’événement alors qu’il en était le pays organisateur. Une situation inédite qui avait jeté un froid dans les relations entre la fédération nationale de football, la FRMF et la CAF, cette dernière ayant infligé plusieurs sanctions au royaume. Mais depuis, les choses ont changé et la direction de la CAF avec. L'actuel président de l’instance continentale, Ahmad Ahmad, est même réputé proche du royaume et son désir de voir la CAN 2019 au Maroc est un secret de polichinelle. De plus, la représentativité marocaine au sein des organes de la CAF, avec un Fouzi Lekjaa comme vice-président de l’instance sportive, place le royaume au cœur de la machine et multiplie ses chances de remporter le sésame africain pour la deuxième fois en vingt-six ans. Les bruits de couloir disent que président de la FRMF serait même en train de réussir son coup. 
Autre point positif, en jetant un coup d’œil sur le nouveau cahier des charges établi par la CAF, on remarque que le Royaume répond aux exigences de l’instance dirigeante du football continental, comme le font remarquer nos confrères du 360. Ainsi, pour 24 équipes, le pays-hôte aura besoin de 6 stades de compétition au minimum, dont deux d’une capacité minimale de 40.000 spectateurs. Or, la capacité des grands stades du Royaume dépasse largement ce que demande la CAF : le complexe Mohammed V peut supporter jusqu’à 67.000, le complexe Moulay Abdellah 68.000, le stade Ibn-Batouta de Tanger 45.000, le stade Adrar d’Agadir 45.480, le complexe sportif de Fès 45.000 et enfin le grand stade de Marrakech 45.240. À ces sites s’ajoutent plusieurs terrains d’entraînements qui pourront servir aux équipes participantes dans les meilleures conditions.  
Mais ces atouts ne sont pas exclusifs au Maroc, puisqu’en face l’Afrique du Sud – pays organisateur de la Coupe du monde 2010 – n’est pas en reste.

De sérieux rivaux ?... Pas tant que ça !

En effet, le Royaume pourrait se retrouver face à rival de taille, l’Afrique du Sud, qui a été sollicitée par la CAF et qui a déjà affiché son intérêt pour l’organisation de l’événement footballistique le plus prestigieux du continent. À cette occasion, le ministre sud-africain des Sports avait déclaré, le 2 décembre dernier, que son pays disposait de tous les stades et infrastructures pour accueillir ce genre d’événements et que la fédération sud-africaine de football (SAFA) n’attendait que l’aval du gouvernement pour officialiser sa candidature. « La candidature pour la CAN 2019 est importante pour l’Afrique du Sud afin qu’elle demeure un acteur de premier plan au niveau continental et mondial. La CAN permettra de renforcer l’influence et la pertinence », a déclaré de son côté Irvin Khoza, le vice-président de la SAFA. Déclarations quelque peu nuancées le lendemain par le chef exécutif de la SAFA, Paul Russel, qui a précisé qu’il est « peu probable » que son pays dépose une candidature pour l’organisation de la compétition, en raison de la « non-rentabilité financière de la CAN ».
Alors que l’Égypte figurait parmi les candidats les plus sérieux pour suppléer le Cameroun, la fédération égyptienne a finalement annoncé qu’elle ne postulerait pas, tout en confirmant son soutien pour le Maroc. « Si le Maroc est candidat, il serait le mieux placé. Le royaume connaît une forte affluence des touristes en été, ce sera une période idéale pour organiser une telle compétition. Le pays dispose de toutes les infrastructures de transport et d’hébergement, ainsi que d’une expérience dans ce genre d’événement », avait déclaré à l’AFP Magdi Abdel Ghani, membre du conseil d’administration de la Fédération.
Si pour l’instant aucune candidature n’a été officialisée et que le Maroc fait durer le suspense, tous les indicateurs semblent désigner le royaume comme le prochain pays-hôte de la CAN 2019… sauf surprise de dernière minute ! 




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