Prince Fayçal : Justice et pornographie, sulfureux cocktail chez les Al Saoud !

Prince Fayçal  : Justice et pornographie, sulfureux cocktail chez les Al Saoud !
Source : LesInfos.ma
18/01/2019 18:00

La société immobilière du défunt prince saoudien était poursuivie en justice. En cause, une facture de 90.000 euros pour des films érotiques, commandés par Fayçal Al Saoud, mais non payés.

Le prince saoudien Fayçal Al Saoud, ancien ministre des Affaires étrangères d’Arabie Saoudite pendant 40 ans jusqu’à son décès en 2015, aurait fait tourner des films pornographiques à Paris pour sa consommation personnelle, mais n’aurait jamais payé la note, selon une entreprise française qui l’a poursuivi en justice pour récupérer son dû.

Ainsi, la société de services de conciergerie « Atyla », qui a annoncé avoir enregistré des films pour le défunt prince, a déclaré que ses héritiers refusaient de payer la note de 90.000 euros tant pour les films que pour d’autres services prétendument commandés par l’ancien représentant diplomatique. L'un des films montrerait même une femme marocaine - décrite dans le procès comme ayant « des relations privilégiées avec le prince » - en pleins ébats avec une star du porno.


Toutefois, ce jeudi, et selon les informations du journal « L’Express », le tribunal de grande instance de Nanterre a relaxé la société immobilière du prince, 25 Avenue Bugeaud, détenue par une de ses filles. En effet, le TGI a tout simplement décidé de rejeter la demande de la société « Atyla » qu’il a condamnée à verser 5.000 euros de dommages et intérêt en raison d'un « préjudice d'image ». Un jugement que l'avocat de l'entreprise, Maître Ivan Itzkovitch, juge « totalement injuste et infondé » puisqu’aucun élément ne permet de prouver que la SARL Atyla a fait fuiter des éléments dans la presse. 


« Cette décision constitue une très belle victoire pour la SCI 25 Avenue Bugeaud et la famille du Prince Saoud Al-Fayçal », s'est félicité de son côté l'avocat de la famille royale, Maître Philippe Bouchez El Ghozi. « Elle permet ainsi de démentir les allégations fallacieuses de la SARL Atyla en restaurant la dignité entachée de la mémoire du Prince Saoud Al-Fayçal ». 

Pas de contrat, mais des mails accablants

Selon la même source, pour le TGI, la société Atyla n'a produit ni « document contractuel justifiant de ce que celle-ci lui aurait commandé des prestations à caractère pornographique », ni pièce « permettant de justifier de l'existence et de l'étendue des relations contractuelles invoquées à l'appui de sa demande en paiement ». Le requérant ne possédait en effet pas de contrat pour prouver que la commande avait été émise par le prince. Il avait, en revanche, des e-mails d'échanges entre le gérant de la société Atyla et celui qui se présentait comme l'assistant personnel de Saoud Al-Fayçal. Dans ces courriers électroniques étaient détaillés des scénarios de films pornos - notamment une « adaptation inversée de ce qui se serait passé dans la chambre d'hôtel de Dominique Strauss-Kahn » - et des besoins techniques concernant des tournages. Ils mentionnaient également l'état de santé de sa majesté et ses volontés pour les scripts des films. 


« Aucun élément de ces e-mails ne permet d'établir ou de prouver que les destinataires ou émetteurs font partie de l'entourage du prince ou de la famille royale », a souligné Maître Bouchez El Ghozi. Le conseil des princesses conteste également l'existence des vidéos ainsi que la liaison entre le prince et « Madame N. », la supposée maîtresse marocaine. 


Selon l'avocat de la société de production Atyla, Maître Ivan Izkovitch, plusieurs tentatives de médiation et une tentative de règlement à l'amiable ont précédé l'assignation en justice de la SCI 25 Avenue Bugeaud. N'ayant malgré tout pas obtenu son dû, le gérant de la société s'était donc résolu à faire trancher l'affaire devant un tribunal. La presse s'emparant du sujet, le dossier aurait alors pris une autre dimension, les héritières estimant que l'affaire constituait une « atteinte à la dignité et à la mémoire de leur père ». En plus d'une « tentative d'escroquerie au jugement », comme l'avançait l’avocat de la famille du prince lors de ses plaidoiries en novembre dernier. 

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