Brexit: un nouveau vote au Parlement britannique pourrait avoir lieu fin février

Brexit: un nouveau vote au Parlement britannique pourrait avoir lieu fin février
Source : Lefigaro.fr
07/02/2019 10:00

Theresa May se rend à Bruxelles ce jeudi pour négocier un nouvel accord avec les Européens. S'il voyait le jour, celui-ci pourrait être soumis au vote des parlementaires britanniques fin février. En cas d'échec, un Brexit sans accord pourrait être déclenché le 29 mars.

L'horloge tourne. Le Brexit sera déclenché le 29 mars 2019 sauf si une loi votée au Parlement britannique venait repousser cette date butoir, ce qui est permis par l'article 50 du traité sur l'Union européenne qui encadre la sortie d'un État membre.

D'ici là, les parlementaires britanniques pourraient revoter un nouvel accord de sortie, non pas la semaine prochaine comme c'était initialement prévu, mais fin février, précisément la semaine du 25, révèle le quotidien The Telegraph , citant une réunion de «cabinet», mardi, entre les principaux ministres et la première ministre, Theresa May. Et pour cause: d'ici la semaine prochaine, la chef du gouvernement britannique n'aura certainement pas eu le temps de négocier avec Bruxelles un nouvel accord. Le 15 janvier dernier, un premier accord passé entre Theresa May et Bruxelles avait été rejeté à une très large majorité par la Chambre des Communes.

Si un nouvel accord était finalement trouvé, un vote au Parlement britannique fin février pourrait ne pas laisser suffisamment de temps d'ici le 29 mars pour organiser concrètement la sortie des Britanniques de l'Union européenne. Toujours selon The Telegraph , le gouvernement britannique plaide donc pour un report de la date du 29 mars d'au moins huit semaines. Le Brexit pourrait donc avoir lieu juste avant les élections européennes de mai prochain.

Mais pour que ce scénario se réalise, encore faut-il que Theresa May parvienne à renégocier un nouvel accord avec les Européens et que celui-ci soit ensuite validé par le Parlement britannique. Ce qui est loin d'être gagné pour la première ministre. En cas d'échec des négociations, le plus probable serait la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, sans accord, le 29 mars, scénario que l'on nomme généralement «Brexit dur».

L'épineuse question irlandaise

Le point de blocage est toujours le même: côté britannique, Theresa May se heurte à l'opposition d'une majorité des parlementaires qui refusent la perspective d'un «backstop», ce filet de sécurité prévu, en dernier recours, pour régler le cas de la frontière entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande de sorte à éviter le retour d'une frontière physique entre ces deux territoires. Ce dispositif prévoit que le Royaume-Uni resterait dans une union douanière avec l'UE, et la province britannique d'Irlande du Nord dans le marché unique pour les biens, les contrôles ne se faisant pas entre les deux Irlande mais entre l'Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni. Pour une majorité des «brexiters», cela revient à sacrifier l'intégrité du territoire et la souveraineté du pays en maintenant une partie de la réglementation européenne. Mais, du côté du Bruxelles, les Européens ont répété à l'envi que l'accord de retrait, que les 27 et le gouvernement britannique ont entériné fin novembre, n'était «pas ouvert» à la renégociation, notamment sur la question du «backstop»...




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