Enlèvement d’un cadre du Polisario : quand les proches de la victime brisent le mur de la peur

Enlèvement d’un cadre du Polisario : quand les proches de la victime brisent le mur de la peur
Source : le360.ma
07/02/2019 13:00

Sept jours après le sit-in observé devant la représentation du HCR, à Rabouni, la famille et la tribu de l’ex-conseiller polisarien aux droits de l’homme, Ahmed Khalil, enlevé il y a dix ans à Alger, ont de nouveau manifesté en masse, hier, pour exiger le retour du disparu «mort ou vivant».

Une nouvelle vague de colère secoue les colonnes chancelantes du QG du Polisario, à Rabouni. Une semaine après le sit-in observé devant la représentation du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR), les membres de la famille et de la tribu d’Ahmed Khalil, «Souaada», ont à nouveau afflué en masse, hier mercredi 6 février, devant la représentation onusienne et le siège du secrétariat du polisario, à Rabouni, pour exiger la vérité, toute la vérité, sur le sort d’Ahmed Khalil, disparu il y a dix ans dans des circonstances mystérieuses à Alger.

 

Femmes, vieux, jeunes et moins jeunes, voire des enfants, arrivés en convois sur les lieux, ont bravé le dispositif répressif imposé par les milices séparatistes, pour dire leur colère contre l’omerta imposé sur la disparition de celui qui était pourtant le chef de la sécurité des camps de Tindouf, avant d’être nommé en 2005 conseiller aux droits de l’homme auprès du défunt chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz.

 

10 ans après sa disparition, en 2009, à Alger, alors qu’il était mandaté par sa hiérarchie pour animer dans la capitale algérienne une conférence sur les «droits de l’homme à Tindouf», le mystère demeure entier. L’omerta imposée par Alger et le Polisario sur cette disparition laisse planer la question de savoir si Ahmed Khalil n’a pas été victime d’un guet-apens tendu par les services algériens en l’entraînant vers Alger et s’en débarrasser une bonne fois pour toutes tellement les secrets qu’il détenait sur l’héritage séparatiste, lourd en violations, étaient compromettants.

 

Mais passons, car les proches de la victime veulent au moins être fixés sur son sort. Mort, ils invoquent le droit de pouvoir faire leur deuil. Vivant, ils veulent savoir dans quel bagne, à Alger ou Tindouf, il est écroué! Autrement dit, ils veulent savoir s’il est mort ou vivant. Sauf que sur cette exigence, ni Alger ni le polisario ne veulent rien entendre!...




Recherche


Les articles les plus lus

Buzz

Newsletter
Conformément à la loi 09-08, vous disposez d’un droit d’accès, de rectification et d’opposition au traitement de vos données personnelles.
Ce traitement a été autorisé par la CNDP sous le n° D-W-343/2017

*: champ obligatoire

En poursuivant votre navigation sur notre site internet, vous acceptez que des cookies soient placés sur votre terminal. Ces cookies sont utilisés pour faciliter votre navigation, vous proposer des offres adaptées et permettre l'élaboration de statistiques. Pour obtenir plus d'informations sur les cookies, vous pouvez consulter notre Notice légale