Abdelali Hamieddine : Le procès qui fait trembler les rangs du PJD reprend aujourd’hui !

Abdelali Hamieddine : Le procès qui fait trembler les rangs du PJD reprend aujourd’hui !
Source : LesInfos.ma
12/02/2019 10:45

Le procès du député et vice-président du conseil national, Abdelali Hamieddine, se rouvre ce mardi 12 février. Il est poursuivi dans l’affaire de l’assassinat d’un étudiant de gauche en 1993.

Ce mardi se poursuivra à la Cour d’appel de Fès le procès du député PJDiste, Abdelali Hamieddine, dans le cadre de l’affaire de l’assassinat de l’étudiant de gauche en 1993, Mohamed Aït El Jid dit ''Benaissa'', par un groupe d’étudiants issus du mouvement islamiste.

Le député et vice-président du conseil national est poursuivi pour homicide volontaire avec préméditation et guet-apens. D’après des sources du journal Al Ahdat Al Maghribiya citées par Le360, l’audience de ce mardi pourrait être réservée à des requêtes de la défense, avant d’aborder le fond de l’affaire. Pour assurer le bon déroulement du procès, le président du tribunal et le procureur général du roi près la Cour d’appel de Fès ont pris toutes les mesures nécessaires pour restreindre l’accès à la salle d’audience. Ces derniers aimeraient éviter les troubles dus aux réactions des partisans du député du parti de la Lampe. Car, rappelle Le360, lors de la dernière audience, des militants du PJD, avec à leur tête l’ancien secrétaire général du parti, Abdelilah Benkirane, et plusieurs partisans du mis en cause, avaient afflué dans la salle d’audience, scandant des slogans et barrant la route à des justiciables qui n’ont pu accéder à la Cour d’appel pour des affaires qui les concernaient.

Une affaire rocambolesque 

Selon nos confrères de TelQuel qui ont retracé la chronologie de l’affaire, les faits remontent à l’année 1993. A l’époque, l’université Sidi Mohammed Benabdellah de Fès, vit au rythme d’une rivalité électrique entre étudiants gauchistes et islamistes. Les affrontements sont alors réguliers. Le jeudi 25 février, l’étudiant Mohamed Ait El Jid accompagné de son camarade Haddioui El Khammar quittent l’établissement à bord d’un petit taxi en direction de Hay Lirak. Le véhicule est caillassé au niveau du quartier industriel Sidi Ibrahim par une trentaine de personnes, qui parviennent à arrêter le taxi. « Les agresseurs se divisent alors en deux groupes, un pour moi et un pour Ait El Jid », raconte Haddioui El Khammar dans sa déposition dont TelQuel a publié quelques éléments. Celui-ci est d’ailleurs l’unique témoin des faits. D’après lui, Mohamed Ait El Jid a été immobilisé à terre avant de recevoir une bordure de trottoir sur le crâne. L’autopsie du corps de la victime confirmera d’ailleurs que Mohamed Ait El Jid est bien mort des suites d’une blessure grave au niveau du crâne.

Suite à cela, la justice décidera de poursuivre Haddioui El Khammar, Abdelali Hamieddine et Omar Rammach, que la police a retrouvés sur les lieux du crime, en plus du défunt. Ces deux derniers appartiennent à la mouvance islamiste. Le 4 mai 1994, les trois hommes sont condamnés chacun à deux ans de prison ferme pour « participation à une rixe au cours de laquelle sont exercées des violences ayant entraîné la mort », selon les dispositions de l’article 405 du Code pénal. Les peines sont confirmées en appel, puis en cassation.

Plus tard, en 2006, un individu du nom de Omar Mouhib, affilié à Al Adl Wal Ihsane, est arrêté. La justice le reconnaîtra comme étant le coupable principal dans la mort de Mohamed Ait El Jid. Il est condamné en 2007 à 10 ans de prison pour homicide volontaire, verdict confirmé en appel deux ans plus tard, rendu définitif en 2011 après le rejet de son pourvoi en cassation. La condamnation de Mouhib est directement liée au témoignage d’El Khammar, l’accusant d’avoir jeté le trottoir qui a violemment heurté Ait El Jid au niveau du crâne.

Le 26 décembre 2016, Abdelali Hamieddine est accusé à son tour par le témoin clé d’avoir immobilisé Mohamed Ait El Jid en fixant son pied sur sa gorge, aidant ainsi à son exécution.

Fin 2017, après deux plaintes infructueuses déposées par la famille du défunt, une troisième plainte est déposée. Abdelali Hamieddine est alors convoqué en mars 2018 à comparaître devant le juge d’instruction. Après plusieurs mois d’instruction, le député PJDiste est finalement poursuivi pour « complicité d’assassinat ». Pour le juge d’instruction, le témoignage d’El Khammar apporte de nouveaux éléments n’ayant pas été étudiés lors du procès initial, ce qui justifie selon lui de nouvelles poursuites, car il ne s’agit pas du même chef d’inculpation formulé 26 ans auparavant. 




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