Le rôle des "gènes sauteurs" dans notre vieillissement

Le rôle des
Source : Sciencesetavenir.fr
12/02/2019 13:06

Les "gènes sauteurs", au cœur de nos cellules, jouent un rôle dans le vieillissement de notre organisme et dans l'apparition de maladies inflammatoires liées à l'âge.

Les maladies inflammatoires qui apparaissent à partir d’un certain âge, notamment l’arthrite et l’athérosclérose, seraient liées à l’influence des "gènes sauteurs", des répliques de portions de notre ADN qui se multiplient de façon aléatoire dans le génome. Une équipe de chercheurs de l’université de Bologne et de Brown (Rhode Island, USA), dirigée par le biologiste Marco de Cecco, s’est penchée sur ce phénomène, étroitement lié au vieillissement cellulaire. Pour eux, agir sur les gènes sauteurs pourrait permettre de lutter contre ces maladies invalidantes ou mortelles. Leurs résultats sont publiés dans la revue Nature.

Les "gènes sauteurs" se multiplient dans les cellules vieillissantes

Les “gènes sauteurs”, ou "éléments transposables" ont envahi le génome de la plupart des organismes vivants, des bactéries aux humains, en passant par les plantes. Lorsqu’ils se dupliquent, ils provoquent des modifications de l’expression des gènes près desquels ou dans lesquels ils s’insèrent. À long terme, ce phénomène contribue à l’évolution et à l’adaptation des espèces ; mais à court terme, il peut causer des maladies. En effet, si l'activité des gènes sauteurs est la plupart du temps contrôlée par des protéines spécifiques qui inhibent leur duplication, il arrive qu'ils parviennent à échapper aux mécanismes de défense cellulaire qui protègent l’ADN. C’est le cas dans certains cancers, et dans le vieillissement des cellules, qui nous intéresse ici.

En effet, les cellules de notre organisme ont un potentiel réplicatif limité. Au bout d’un certain nombre de divisions, elles atteignent un plateau, à partir duquel elles ne se divisent plus. C’est ce qu’on appelle la sénescence. L’arrêt de la division cellulaire s’accompagne de changements morphologiques et biochimiques, que l’équipe de de Cecco a observé sur des modèles in vitro. Les cellules sénescentes changent de métabolisme et sécrètent des cytokines, des chémokines, des facteurs de croissance et des protéases. L’ensemble de ces productions est rassemblé sous le nom de SASP, pour l’anglais senescence-associated secretory phenotype. Au cours du processus de sénescence, le SASP modifie profondément l’équilibre chimique de la cellule. Une des conséquences est que les mécanismes ordinaires qui limitent la duplication des gènes sauteurs ne sont plus actifs...




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