La municipalité d'Istanbul au chevet des animaux de rue

La municipalité d'Istanbul au chevet des animaux de rue
Source : Sciencesetavenir.fr
18/02/2019 08:06

Mevlüde a trouvé un chat noir sur le campus universitaire où elle travaille: inquiète de le voir avec un oeil fermé, elle l'a emmené consulter auprès de vétérinaires de la mairie d'Istanbul, qui multiplie les initiatives pour choyer ses animaux de rue.

Les visiteurs venus admirer les mosquées centenaires ou les palais ottomans sur les rives du Bosphore sont souvent surpris de voir chats et chiens s'approprier les meilleures places sur les terrasses des cafés et restaurants sans être inquiétés.

A l'instar de Mevlüde, de nombreux Stambouliotes s'occupent des chiens et chats de leur quartier, leur laissant gamelles et abris sur les trottoirs. Et la municipalité tente de s'assurer de la bonne santé de ces animaux.

Le "Vetbus" où Mevlüde a conduit son protégé, bus transformé en clinique ambulante, stationne plusieurs jours par semaine dans différents quartiers de la mégapole turque.

"Nous entrons souvent en contact avec la municipalité quand on voit des animaux qui ont besoin de soins", explique-t-elle une fois rassurée sur l'état du chat, aux yeux désormais grand ouverts.

L'attention portée par les Stambouliotes à leurs voisins à quatre pattes "vient en partie de la tradition islamique et en partie de la structuration de l'espace public sous l'Empire ottoman", explique Mine Yildirim, doctorante à la New School for Social Research de New York.

Dans l'Istanbul ottoman, les gens évoluaient, selon la chercheuse, essentiellement entre leur maison, la mosquée et le marché. Les rues étaient l'espace des chiens. "La ville a grandi mais elle a gardé ses animaux comme composante de son espace public", ajoute Mme Yildirim.

Certaines politiques d'extermination ont bien été menées au début du XXe siècle pour s'aligner avec l'Occident. Et dans les années 1990, la ville répandait du poison dans les rues pour tuer les animaux, affirme Mme Yildirim.

Mais depuis l'adoption de la loi de protection des animaux de 2004, les mairies doivent prendre en charge ceux des rues.

"En général, les gens amènent les animaux dont ils s'occupent (...) pour qu'on leur administre des antiparasites", explique Nihan Dinçer, vétérinaire du Vetbus...




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