Une bio-imprimante 3D qui referme les plaies

Une bio-imprimante 3D qui referme les plaies
Source : Sciencesetavenir.fr
05/03/2019 15:06

En combinant un système d'imagerie à une bio-imprimante 3D, des chercheurs américains ont réussi à imprimer de la peau couche par couche directement sur des plaies de souris et de cochon.

Nous ne sommes peut-être plus si loin de la machine imaginaire du "Cinquième Elément" de Luc Besson, dans laquelle les scientifiques posaient un os et dont il ressortait une Mila Jovovitch en pleine santé. Car dans le monde réel, des scientifiques américains du Wake Forest Institute ont créé le premier système mobile de bioimpression de peau qui permet d'imprimer directement la peau sur une plaie ! Pour l'instant testée avec succès sur des souris et des porcs, cette innovation a fait l'objet d'une publication dans la revue Nature's Scientific Reports.

Les plaies chroniques concernent 2 millions de Français

"L'aspect unique de cette technologie est la mobilité du système et sa capacité à gérer sur place les plaies étendues en les scannant et en les mesurant afin de déposer les cellules directement là où elles sont nécessaires pour créer la peau", explique Sean Murphy, auteur principal de la publication, dans un communiqué. Car les plaies chroniques, c'est-à-dire dont le délai de cicatrisation est supérieur à 4 semaines, concernent 2 millions de Français, dont la qualité de vie est altérée par la douleur et la limitation de la mobilité. Il s'agit principalement d'ulcères de jambe liés à une insuffisance veineuse ou artérielle, de plaies du pied diabétique et d'escarres dues à une immobilisation prolongée.

Une technique de bio-impression de la peau combinée à de l'imagerie

"Notre système combine une technologie de bio-impression capable de déposer rapidement des matériaux et des cellules avec une précision élevée, et une technologie d’imagerie par balayage des plaies pour mesurer spécifiquement la topologie de la plaie et permettre la livraison précise de types de cellules appropriées à des zones spécifiques de la plaie", expliquent les auteurs dans la publication.

Les chercheurs commencent par isoler les principales cellules de la peau - fibroblastes qui synthétisent le collagène et kératinocytes qui forment l'épiderme - à partir d’une petite biopsie de tissu non lésé. Le tissu doit normalement provenir de l'individu à soigner, mais ici ce sont des cellules humaines qui ont été utilisées sur les souris et porcs. La technologie d'imagerie intégrée analyse la plaie et introduit les données dans le logiciel pour indiquer aux têtes d'impression quelles cellules livrer exactement, couche par couche...




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