Macron entame son périple est-africain, de Djibouti aux églises d'Ethiopie

Macron entame son périple est-africain, de Djibouti aux églises d'Ethiopie
Source : nouvelobs.com
12/03/2019 08:01

Arrivé lundi soir, Emmanuel Macron démarre mardi son périple en Afrique de l'est sur la base militaire française de Djibouti, avant de gagner le site des églises enterrées de Lalibela, en Ethiopie, joyau menacé du patrimoine mondial que la France veut aider à préserver.

A Djibouti, où il s'entretient mardi matin avec le président Ismaïl Omar Guelleh, il devrait s'exprimer sur la décision du président algérien Abdelaziz Bouteflika de renoncer à un cinquième mandat. Il s'est abstenu lundi soir de tout commentaire sur le sujet.

Le chef de l'Etat rencontrera ensuite le commandant de la base de Djibouti, la plus importante base française à l'étranger. La France cherche a garder son influence dans cette région stratégique, qui suscite les convoitises des grandes puissances, notamment de la Chine, qui y a ouvert en 2017 sa première base à l'étranger.

A la mi-journée, le chef de l'Etat s'envolera pour Lalibela, à 680 km au nord de la capitale éthiopienne Addis Abeba, site de célèbres églises rupestres du 13e siècle, classées au patrimoine mondial de l'Unesco.

Comme il l'a promis au Premier ministre éthiopien qu'il a reçu en octobre, Emmanuel Macron devrait annoncer un accord franco-éthiopien sur un nouveau système de protection de ces monuments menacés par l'érosion. Un modèle de la diplomatie culturelle que veut mener la France.

Les archéologues français, présents en Ethiopie depuis les années 50, font partie des meilleurs spécialistes mondiaux de ce patrimoine emblématique des Chrétiens d'Orient, au même titre que Petra en Jordanie, au potentiel touristique majeur.

En octobre, le Premier ministre Abiy Ahmed avait demandé l'aide de Paris pour remplacer les actuelles toitures qui protègent les églises, taillées dans une roche fragile qui se désagrège sous la pluie.

Car la population manifeste régulièrement contre les "parapluies" installés par l'Unesco et l'Union européenne en 2008 au dessus de 5 églises, des voiles reposant sur des piliers massifs battus par les vents. Les Ethiopiens craignent de voir les piliers s'effondrer sur les monuments.

"La France s'est engagée à travailler à Lalibela pour les années à venir", explique Marie-Laure Derat, directrice de recherche au CNRS et spécialiste du site.

"Nous avons mis en place une task force avec les responsables éthiopiens, pour que le projet soit concerté avec eux dès le départ. Les interventions de l'UE et de l'Unesco ont été mal perçues, faute de concertation avec les responsables locaux"...




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