La pression sur le logement ne faiblit pas. Devant le Parlement, le secrétaire d’État chargé de l’Habitat, Adib Benbrahim, a reconnu une hausse marquée des prix, à l’achat comme à la location. Le gouvernement prépare désormais deux réponses : encadrer la location de courte durée et proposer une offre locative moins chère.
Selon Benbrahim, la flambée des prix s’explique d’abord par un déséquilibre. La demande augmente, surtout dans les grandes villes attractives pour l’emploi et la santé. L’offre, elle, reste limitée, freinée par la rareté du foncier urbain.
À cela s’ajoute la spéculation. Des investisseurs achètent pour revendre ou louer à des fins commerciales. Cette logique fait monter les prix et se répercute directement sur les loyers, au détriment des ménages.
Autre facteur pointé : la montée en puissance de la location de courte durée via des plateformes comme Airbnb. Le phénomène attire même les banques, qui financent de plus en plus ce type de projets.
Pour le gouvernement, le problème est clair. Les plans d’aménagement prévoient des zones touristiques précises. Transformer massivement des logements résidentiels en hébergements temporaires déséquilibre le marché et complique l’accès au logement.
Un décret est donc en préparation pour réglementer ces activités. L’objectif est d’empêcher leur extension incontrôlée dans tous les quartiers.
En parallèle, une étude est en cours. Ses premiers résultats sont attendus en mars. Elle vise à proposer des logements à des loyers inférieurs d’environ 20 % aux prix du marché.
Le dispositif ciblera surtout la classe moyenne. Une partie du loyer pourra être transformée en épargne, déductible du prix d’achat du logement à la fin du contrat. Le locataire pourra ainsi devenir propriétaire après cinq à six ans.


