Un consortium d’organisations de consommateurs d’Europe centrale, financé par l’Union européenne via le programme LIFE, a analysé 81 casques et écouteurs achetés en magasins et en ligne dans cinq pays (Autriche, République tchèque, Hongrie, Slovénie et Slovaquie) ainsi que sur les plateformes Shein et Temu. L’objectif était de vérifier la présence de substances chimiques potentiellement nocives dans des produits portés quotidiennement, parfois plusieurs heures d’affilée et au contact direct de la peau ou du conduit auditif.
Les résultats sont inquiétants : du bisphénol A a été retrouvé dans 98 % des échantillons, et du bisphénol S dans plus des trois quarts. Ces composés sont connus pour leurs effets perturbateurs endocriniens, capables d’imiter l’action des œstrogènes. Des traces de phtalates, de paraffines chlorées et de retardateurs de flamme bromés ont également été identifiées dans plusieurs modèles.
Certaines concentrations dépassaient largement les seuils indicatifs fixés par l’Agence européenne des produits chimiques. Dans certains composants, elles atteignaient jusqu’à 315 mg/kg, soit plus de trente fois le seuil de 10 mg/kg, sans que toutes les sources précisent les modèles exacts concernés. Parmi ceux identifiés, on retrouve le Samsung Galaxy Buds3 Pro, le Sennheiser Accentum True Wireless et le Bose QuietComfort.
Le spectre testé est large et inclut des modèles grand public comme les AirPods Pro 2, AirPods Max 2024, Sony WH-1000XM5 et WF-1000XM5, Jabra Elite 10 Gen 2, Marshall Motif II ANC, Marshall Major V, Sennheiser Momentum 4, Panasonic RB-HX220BDEK, Beats Solo 4, JBL Tour Pro 3, Huawei FreeBuds Pro, Xiaomi Redmi Buds 5 Pro, ainsi que des casques gaming signés Razer, Corsair, HyperX, Logitech et SteelSeries.
Des produits destinés aux enfants ont aussi été testés, avec des marques telles que JBL, JLab, Skullcandy et Philips. Sur le marché hongrois, 28 produits sur 60 ont reçu une cote rouge, signifiant que leur usage n’est pas recommandé, 7 ont obtenu une cote jaune et 25 une cote verte.


