Le débat autour de l’heure légale au Maroc revient au premier plan. La campagne appelant au retour à l’heure GMT a dépassé les 20.000 signatures, selon ses initiateurs. Un cap symbolique qui traduit un mécontentement persistant face au maintien de l’heure GMT+1.
Portée par une mobilisation rapide sur les réseaux sociaux, cette initiative s’inscrit désormais dans un débat plus large. Pour ses promoteurs, la question dépasse le cadre technique. Elle touche au rythme de vie des citoyens, à la santé et à l’organisation du temps scolaire et professionnel.
Au fil des semaines, la contestation a gagné en visibilité. Le sujet s’est imposé dans l’espace médiatique et commence à être évoqué dans les discussions politiques, y compris au Parlement.
Malgré cette pression, le gouvernement maintient sa position en faveur de l’heure GMT+1. Une décision contestée par les initiateurs de la campagne, qui estiment qu’elle accentue les déséquilibres dans le quotidien des familles, notamment à l’approche de la saison estivale.
Pour eux, les effets de ce choix sont particulièrement visibles sur les horaires scolaires et les habitudes de vie, avec un décalage jugé difficile à gérer pour de nombreux ménages.
Face à l’absence de changement, les porteurs de la campagne entendent franchir une nouvelle étape. Plusieurs actions sont envisagées pour structurer le mouvement et renforcer son impact.
Parmi les pistes évoquées figurent le dépôt d’une pétition officielle dans le cadre légal, la saisine du Conseil économique, social et environnemental pour une évaluation globale du dispositif, ainsi que l’idée d’influencer le vote lors des prochaines échéances électorales.
Cette stratégie vise à inscrire durablement la question de l’heure légale dans le débat public et à en faire un sujet de décision politique.
Les organisateurs appellent à une mobilisation continue, tout en insistant sur la nécessité d’un débat apaisé. Leur objectif est d’ouvrir une réflexion de fond sur un sujet qui touche directement la vie quotidienne.


