Le Maroc s’apprête à engager un nouveau chantier routier d’envergure avec la réalisation d’une autoroute continentale reliant Rabat à Casablanca. Longue de 59 kilomètres, cette infrastructure vise à décongestionner l’axe actuel, régulièrement saturé par un trafic intense lié à la forte mobilité entre les deux métropoles.
L’annonce a été faite par le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, lors d’une séance de questions orales à la Chambre des représentants, au cours de laquelle il a présenté l’état d’avancement des principaux projets d’infrastructures du pays.
Au-delà de cette future autoroute, plusieurs chantiers structurants sont en cours à l’échelle nationale. Les travaux avancent notamment sur la liaison entre Guercif et le port de Nador West Med, un projet destiné à renforcer les capacités logistiques du nord du Royaume et à accompagner le développement de ses infrastructures portuaires.
Dans les provinces du Sud, la voie express Tiznit–Dakhla est désormais achevée. Cette infrastructure stratégique marque une étape importante dans le désenclavement des régions sahariennes. Une extension est également prévue afin de relier cette route au poste frontalier d’El Guerguerat, renforçant ainsi les échanges avec l’Afrique subsaharienne.
D’autres projets routiers sont en phase de programmation, notamment les axes reliant Marrakech à Safi et Fès à Taounate, dans l’objectif de mieux structurer les connexions interrégionales et de soutenir le développement économique local.
Par ailleurs, une enveloppe de 3 milliards de dirhams a été mobilisée pour la remise en état des routes endommagées par les récentes intempéries. Une part importante de ce budget sera consacrée aux provinces de Taza, Chefchaouen et Taounate. Des appels d’offres seront lancés dès ce mois-ci afin d’accélérer la mise en œuvre des travaux de réhabilitation.


