Le Maroc poursuit le renforcement de ses capacités de défense. En 2025, le Royaume a alloué 6,3 milliards de dollars à son budget militaire, enregistrant une progression de 6,6% par rapport à l’année précédente, d’après les chiffres publiés par le Stockholm International Peace Research Institute (Sipri).
Cette enveloppe permet au Maroc de maintenir sa position de deuxième puissance militaire du continent africain en termes de dépenses, derrière l’Algérie, qui domine largement le classement régional avec un budget estimé à 25,4 milliards de dollars.
À l’échelle africaine, les dépenses militaires atteignent désormais 58,2 milliards de dollars, en hausse de 8,5% par rapport à 2024. L’Afrique du Nord concentre à elle seule 35 milliards de dollars, illustrant le poids stratégique de cette région où les enjeux sécuritaires et géopolitiques restent particulièrement sensibles.
Le contraste reste toutefois important entre les deux voisins maghrébins. L’Algérie, avec un budget quatre fois supérieur à celui du Maroc, confirme un déséquilibre notable en matière de capacités militaires dans la région.
Plus au sud, les tendances diffèrent selon les réalités nationales. Des pays comme le Nigeria augmentent fortement leurs dépenses pour faire face aux menaces sécuritaires internes, tandis que l’Afrique du Sud réduit progressivement son effort militaire sous la pression d’un contexte économique plus difficile.
À l’échelle mondiale, la dynamique reste également orientée à la hausse. Les dépenses militaires mondiales ont atteint un niveau record de 2.887 milliards de dollars en 2025, en progression de 2,9%, prolongeant une hausse continue observée depuis plus de dix ans.
Les grandes puissances continuent de dominer largement ce classement, avec les États-Unis, la Chine et la Russie en tête. Une configuration qui reflète un environnement international toujours plus tendu, où les impératifs de sécurité pèsent de plus en plus lourd sur les finances publiques.


