Le débat sur l’heure légale refait surface, mais l’Exécutif ne compte pas modifier sa position. Interpellée au Parlement sur les effets du maintien du GMT+1 tout au long de l’année, la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, a réaffirmé l’attachement du gouvernement à ce choix adopté depuis 2018.
Face aux critiques récurrentes et aux appels à un retour à l’heure de Greenwich, la responsable gouvernementale a insisté sur le caractère durable et réfléchi de cette décision. Selon elle, le maintien du GMT+1 ne relève pas d’une mesure ponctuelle mais d’une orientation inscrite dans une vision globale intégrant des considérations économiques, administratives et organisationnelles.
Un choix fondé sur un cadre légal
Répondant à plusieurs questions écrites du conseiller parlementaire Khalid Setti, la ministre a rappelé que la gestion de l’heure légale repose sur un arsenal juridique bien établi. Elle a notamment évoqué le dahir relatif à l’heure légale datant de 1967 ainsi que le décret adopté en 2018, qui permet au gouvernement d’ajuster l’heure officielle du Royaume selon les besoins.
Pour l’Exécutif, ce cadre réglementaire confère toute la légitimité nécessaire à la mise en œuvre de cette politique. Le gouvernement considère ainsi que la question dépasse largement le simple débat horaire pour toucher à des enjeux liés à la compétitivité économique et à la synchronisation avec les partenaires internationaux.
Des ajustements pour le quotidien des citoyens
Conscient des préoccupations exprimées par les citoyens, notamment en matière de transport, de scolarité ou d’organisation familiale, le gouvernement affirme avoir accompagné cette réforme par plusieurs mesures d’adaptation.
La réorganisation des horaires dans les administrations publiques ainsi que les aménagements opérés dans les établissements scolaires figurent parmi les dispositifs mis en place afin de limiter les impacts du changement d’heure sur le quotidien des Marocains. Ces ajustements tiennent compte des réalités locales et des spécificités territoriales, selon la ministre.
Un dossier aux multiples dimensions
Pour Amal El Fallah Seghrouchni, l’heure légale ne relève pas uniquement d’une compétence administrative. Il s’agit d’un sujet transversal impliquant plusieurs secteurs et nécessitant une approche globale.
L’évaluation du système actuel doit intégrer des paramètres variés, allant du fonctionnement des services publics aux impératifs économiques, en passant par les attentes de la population et les exigences de l’intégration aux circuits internationaux. Le gouvernement estime ainsi que cette question ne peut être traitée sous un angle exclusivement social ou sectoriel.
Malgré la persistance des critiques, l’Exécutif assure poursuivre le suivi de cette politique dans une logique de concertation et d’évaluation continue. Un message clair qui confirme, pour l’heure, le maintien du GMT+1 comme référence permanente au Maroc.


