Le Maroc inscrit une nouvelle date dans son calendrier national. Réuni jeudi, le Conseil de gouvernement a approuvé deux projets de décret donnant effet à la décision royale faisant du 31 octobre une fête nationale baptisée Aïd Al Wahda, la Fête de l’unité.
Le premier texte, le projet de décret n°2.26.14, complète la liste des jours fériés payés dans les secteurs agricoles et non agricoles. Il modifie le décret de 2004 qui encadre les fêtes chômées dans le monde du travail. Le texte a été présenté par le ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences.
Le second projet, le décret n°2.25.1140, complète le dispositif appliqué aux administrations publiques, établissements publics et services concédés. Il met à jour le décret de 1977 qui fixe la liste des jours fériés chômés dans le secteur public. Ce texte a été présenté par la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la réforme de l’administration.
À l’issue du Conseil, le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, a précisé que ces décrets traduisent juridiquement la décision royale et lui donnent un effet immédiat dans l’ensemble des secteurs.
Pour l’Exécutif, cette nouvelle fête nationale porte une portée politique forte. Selon Mustapha Baitas, la décision royale « illustre le tournant historique que connaît la première cause nationale ». Elle vise à renforcer l’unité nationale et à consolider l’attachement aux constantes du Royaume et à ses droits légitimes.
À partir de cette année, le 31 octobre sera donc chômé et payé, aussi bien dans le secteur public que privé. Une date désormais gravée dans le calendrier national, appelée à devenir un moment de rassemblement autour de l’unité du pays.


