La chambre criminelle de première instance de la Cour d’appel de Fès a rendu son verdict dans une affaire qui avait secoué le pays. Le principal accusé, un psychiatre exerçant dans son cabinet privé, a été reconnu coupable de traite humaine, d’agressions sexuelles sur des patientes vulnérables, ainsi que de possession et consommation d’héroïne, qu’il aurait aussi fait utiliser à d’autres rapporte Fes News.
Le praticien avait été arrêté en juin dernier, après que son épouse a porté plainte, l’accusant d’exploiter psychologiquement et sexuellement des femmes et de filmer ses actes. Les enregistrements découverts sur son téléphone ont confirmé les accusations, fournissant des preuves solides contre lui.
Le tribunal a également jugé six autres personnes, dont trois étaient déjà en détention et trois sous contrôle judiciaire. Ces individus ont été condamnés pour des chefs d’accusation variés, incluant participation à la traite humaine, usage de drogues, détention de stupéfiants, complicité dans des avortements illégaux, usurpation de fonction et tolérance de la prostitution.
Parmi les peines prononcées : un photographe a écopé de six ans de prison et 10 000 dirhams d’amende, le cousin du psychiatre, menuisier, a été condamné à cinq ans et 50 000 dirhams, tandis qu’une infirmière retraitée a reçu un an de prison et 5 000 dirhams d’amende. Un professeur de psychologie a été condamné à six mois de prison et 5 000 dirhams, et un touriste belge propriétaire d’un riad, avec son employé, a écopé chacun d’un an de prison et d’amendes variant de 5 000 à 20 000 dirhams.


