L’information circule, se propage, alimente les débats. Selon plusieurs sources médiatiques, Walid Regragui aurait remis sa démission de son poste de sélectionneur national. Une annonce lourde de sens, dans un calendrier sous tension. Mais à ce stade, ni le principal intéressé ni la Fédération Royale Marocaine de Football n’ont confirmé officiellement ce scénario.
Le timing interroge. Trois semaines seulement après la finale de la Coupe d’Afrique des nations perdue face au Sénégal, le Maroc peine encore à tourner la page. Le choc est sportif, mais aussi émotionnel. Dans ce contexte, l’hypothèse d’un départ du sélectionneur ajoute une couche d’incertitude à une séquence déjà fragile.
Sur le plan sportif, le bilan reste solide. Regragui a conduit les Lions de l’Atlas jusqu’à une finale continentale, une première depuis 2004. Il a prolongé la dynamique née lors du dernier Mondial, installant le Maroc parmi les sélections qui comptent. Le titre n’est pas venu. Le penalty manqué dans les dernières secondes face au Sénégal reste dans toutes les têtes. Mais le parcours, lui, demeure structurant.
Pourquoi alors évoquer une démission ? En interne, la pression est constante. Les critiques n’ont jamais totalement cessé, même après les succès. La préparation du Mondial 2026, étalée sur de longs mois, impose une charge mentale et stratégique considérable. L’hypothèse d’une réflexion personnelle, voire d’un doute, n’est pas à exclure. Mais à ce stade, rien n’atteste formellement d’un acte officiel posé sur la table de la Fédération.
C’est là que le suspense s’installe. Si démission il y a, la FRMF dispose du pouvoir de l’accepter ou de la refuser. Si elle n’existe pas, la rumeur pourrait n’être qu’un ballon d’essai, ou le symptôme d’un malaise plus profond. Dans les deux cas, le silence fédéral entretient le flou.
Accepter un départ ouvrirait un chantier à haut risque, à quelques mois du Mondial. Refuser, c’est assumer la continuité, tout en apaisant un climat devenu pesant. Les joueurs, eux, restent attachés à leur sélectionneur. Le groupe est en place. Les échéances approchent.
Pour l’instant, une seule certitude s’impose : rien n’est officiel. Et tant que la Fédération ne sortira pas de sa réserve, le football marocain restera suspendu à cette question simple, mais lourde de conséquences : Walid Regragui est-il vraiment sur le départ, ou s’agit-il du plus grand flou avant le Mondial 2026 ?


