L’influenceuse marocaine Soukaina Benjelloun a retrouvé la liberté dimanche 22 février 2026, après trois mois de détention à la prison d’Oukacha à Casablanca. Condamnée par le tribunal correctionnel de première instance d’Aïn Sebaâ pour diffamation, à la suite d’une plainte déposée par son ex-mari, elle a purgé l’intégralité de sa peine.
La créatrice de contenu, suivie par plusieurs centaines de milliers d’abonnés sur les plateformes numériques, avait été poursuivie pour avoir diffusé publiquement des éléments liés à son divorce. En plus de la peine de prison, la justice lui avait infligé une amende de 100.000 dirhams.
La libération de l’influenceuse s’est déroulée dans une forte charge émotionnelle. Des vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux montrent Soukaina Benjelloun seule devant les portes de l’établissement pénitentiaire, visiblement bouleversée et en larmes face aux caméras.
Dans ses premières déclarations, elle a évoqué le manque de ses enfants et la rupture avec sa vie quotidienne, décrivant cette expérience comme une « rude leçon ». Elle a également exprimé des regrets à l’égard de son ex-mari et affirmé sa volonté d’ouvrir une nouvelle étape de sa vie, centrée sur la reconstruction personnelle et familiale.
Un conflit privé devenu affaire publique
L’affaire trouve son origine dans un divorce dont les détails avaient été largement exposés sur les réseaux sociaux par les deux parties. La médiatisation du différend et la diffusion d’informations personnelles avaient rapidement transformé ce litige conjugal en dossier judiciaire très suivi par l’opinion.
Dans la même procédure, l’ex-mari de Soukaina Benjelloun avait lui aussi été condamné à un mois de prison avec sursis et à une amende de 40.000 dirhams. Cette double condamnation a alimenté les débats sur la responsabilité des protagonistes dans l’escalade médiatique ayant conduit à l’intervention de la justice.
À sa sortie, l’influenceuse n’a pas précisé si elle reprendrait ses activités sur les réseaux sociaux. Elle a privilégié un message axé sur ses priorités personnelles et familiales. Reste en suspens l’impact de cette affaire sur les pratiques des créateurs de contenu et sur l’encadrement juridique de la diffamation numérique au Maroc.


