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Au Maroc, les disparitions d’enfants ravivent la peur des rituels occultes

Par Lesinfos -le

Au Maroc, les disparitions d’enfants ravivent la peur des rituels occultes
Plusieurs disparitions d’enfants signalées récemment au Maroc ont déclenché une vague d’inquiétude sur les réseaux sociaux. Certaines rumeurs évoquent des rituels occultes liés au mois de mars. Les spécialistes appellent à la prudence et dénoncent des spéculations sans fondement.

Les réseaux sociaux se sont enflammés ces derniers jours autour de plusieurs disparitions d’enfants signalées dans différentes régions du Maroc. Au fil des publications, certaines théories alarmistes ont émergé, associant ces tragédies à une supposée période « dangereuse » au mois de mars, marquée selon certains internautes par des rituels occultes.

 

Des messages largement relayés en ligne évoquent des pratiques liées à la recherche de trésors ou à des croyances ésotériques, supposément favorisées par certains phénomènes astronomiques comme une éclipse lunaire. Ces récits ont rapidement alimenté l’inquiétude, alors même qu’aucun élément concret ne vient étayer ces hypothèses.

 

L’émotion est nourrie par plusieurs affaires récentes. Dans la province d’Azilal, la disparition d’une adolescente de 13 ans a mobilisé d’importants moyens de recherche pendant plusieurs jours. Après neuf jours d’investigations, son corps a finalement été retrouvé dans un lac près d’Aït Halouane.

 

Dans la région de Chefchaouen, une fillette de deux ans est portée disparue depuis le 25 février dans le quartier Krinsef. Les opérations de recherche se poursuivent avec la mobilisation d’équipes spécialisées, de chiens renifleurs et de drones.

 

Une autre disparition a été signalée le 1er mars dans la province de Zagora. Un enfant âgé d’un peu plus d’un an a disparu dans le village d’Oulad Al-Ashab, dans la commune de Rouha. Les autorités continuent les recherches pour tenter de retrouver l’enfant.

 

Face à la multiplication des rumeurs, plusieurs spécialistes appellent à la retenue. Les explications diffusées en ligne reposent sur des interprétations non vérifiées et contribuent à amplifier la peur au sein de la population.

 

Aucune donnée officielle ne confirme l’existence d’un phénomène saisonnier de disparitions d’enfants au mois de mars. Les enquêtes montrent que les situations signalées résultent généralement de circonstances variées : négligence temporaire, conflits familiaux, fugues ou contacts trompeurs établis sur internet.

 

La diffusion de récits non vérifiés peut également compliquer les recherches et détourner l’attention des faits réels. Les spécialistes insistent sur la nécessité de s’appuyer uniquement sur les informations issues des autorités et des enquêtes en cours.

 

Dans ce contexte, les acteurs de la protection de l’enfance rappellent l’importance de la prévention et de la sensibilisation. L’éducation à la sécurité personnelle demeure un levier essentiel pour réduire les risques.

 

Les familles sont encouragées à signaler immédiatement toute disparition et à fournir aux autorités les informations nécessaires pour faciliter les recherches. Les programmes de sensibilisation insistent également sur l’apprentissage des règles de sécurité pour les enfants, notamment face aux inconnus et aux dangers liés au numérique.

 

Si les affaires récentes ont ravivé l’inquiétude, les spécialistes invitent à éviter la propagation de rumeurs. Dans ces situations sensibles, la circulation d’informations vérifiées reste la meilleure protection contre la panique collective.


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