Le débat autour de l’heure légale refait surface avec force. La décision de maintenir le GMT+1 ne passe pas inaperçue et alimente une contestation de plus en plus structurée. À l’initiative de cette dynamique, la « Campagne nationale pour le retour à l’heure légale au Maroc » dénonce un choix en décalage avec les attentes d’une partie de la population.
Portée par une mobilisation rapide, cette initiative affirme avoir franchi le cap des 100.000 signatures en moins d’un mois. Un chiffre qui traduit l’ampleur du mécontentement et la montée en puissance d’un débat désormais ancré dans l’espace public.
Pour les initiateurs, le changement d’heure ne relève plus d’un simple ajustement administratif. Il s’impose comme un enjeu social aux répercussions concrètes sur le quotidien. Le rythme scolaire, l’organisation familiale et l’équilibre biologique figurent parmi les préoccupations régulièrement avancées.
À l’approche de la période estivale, les effets du GMT+1 pourraient, selon eux, accentuer ces déséquilibres. La question prend ainsi une dimension plus large, mêlant considérations sanitaires, éducatives et sociales.
Loin de s’essouffler, la contestation entend franchir une nouvelle étape. Les porteurs de la campagne annoncent leur intention d’inscrire leur démarche dans un cadre institutionnel. Une saisine du Conseil économique, social et environnemental est envisagée afin d’ouvrir un dialogue structuré avec les instances concernées.
Parallèlement, une pétition officielle pourrait être déposée dans le respect des mécanismes légaux encadrant les initiatives citoyennes. L’objectif est clair : transformer la mobilisation en levier d’influence sur la décision publique.
Au fil des semaines, la question de l’heure légale s’impose comme un sujet sensible. Les organisateurs appellent à maintenir une pression civique continue, notamment à travers le soutien aux propositions politiques favorables au retour à l’heure légale.


