Ce qui devait être une fête tourne au bras de fer. Samedi, à l’occasion du match amical entre le Sénégal et le Pérou au Stade de France, la Fédération sénégalaise de football prévoit de présenter le trophée de la CAN 2025.
Une initiative maintenue malgré la décision de la CAF du 17 mars 2026, qui a attribué la victoire au Maroc sur tapis vert. Une situation qui transforme une simple animation en dossier explosif.
Le Maroc enclenche la riposte juridique
Face à cette annonce, le Club des avocats du Maroc est monté au créneau. Dans une série de messages, le collectif a confirmé l’envoi de mises en demeure formelles aux organisateurs de l’événement.
Deux entités sont ciblées : la société d’exploitation du Stade de France et le groupe GL Events, chargé de l’organisation. Pour les avocats marocains, participer à une cérémonie fondée sur un titre retiré engage directement leur responsabilité.
Au cœur du litige, la décision de la CAF reste centrale. Selon les avocats marocains, le Sénégal ne peut plus revendiquer ce trophée, officiellement réattribué au Maroc.
En l’absence de suspension de cette décision par le Tribunal arbitral du sport, toute exhibition du trophée serait assimilée à une usurpation. Une lecture juridique assumée, qui s’appuie sur le droit français pour dénoncer un trouble jugé manifeste.
Menace de saisie et poursuites en vue
Le ton se durcit. Le Club des avocats marocains évoque des poursuites civiles en cas de maintien de l’événement. Des actions en justice pour obtenir des dommages-intérêts sont déjà envisagées.
Plus encore, une procédure en référé pourrait être engagée pour demander la mise sous séquestre du trophée. Objectif : empêcher toute utilisation contestée de l’objet, en attendant une décision définitive.
Un conflit qui dépasse le terrain
Depuis le revirement de la CAF, le dossier a quitté les pelouses pour s’installer dans les tribunaux. Le Sénégal, de son côté, campe sur sa position et maintient son programme, avec animations et parade du trophée.
Le bras de fer s’intensifie. Entre communication assumée et pression judiciaire, l’affaire dépasse désormais le cadre sportif. Et à ce rythme, la CAN 2025 pourrait bien se jouer… devant les juges.


