À quelques semaines du coup d’envoi prévu le 11 juin, la FIFA fait face à une polémique inattendue. L’instance mondiale du football a annulé des milliers de nuitées dans plusieurs villes hôtes, notamment à Philadelphie, où près de 2 000 chambres auraient été libérées, et à Mexico, avec environ 800 réservations annulées, soit près de 40 % du total initial.
Ces décisions, relayées par plusieurs médias internationaux, interviennent dans un contexte de préparation intense pour un Mondial inédit, coorganisé par trois pays. Mais l’absence d’explication détaillée a rapidement suscité des interrogations, notamment parmi les acteurs du secteur hôtelier.
Officiellement, la FIFA évoque un simple ajustement en fonction de la demande réelle. À mesure que les ventes de billets se précisent, l’organisation affine ses besoins en hébergement pour éviter les surplus. Une pratique qui, selon certains professionnels, n’a rien d’inhabituel à ce stade de la préparation.
Pourtant, sur le terrain, le doute persiste. À Arlington, des responsables locaux avancent d’autres explications plus sensibles. Le climat international, les difficultés d’obtention de visas et un certain sentiment de méfiance envers les États-Unis pourraient freiner l’afflux de supporters étrangers.
Ce décalage entre discours officiel et perceptions locales met en lumière les enjeux qui entourent ce Mondial 2026, le premier à réunir 48 équipes. Si l’événement promet d’être historique, il révèle aussi les défis logistiques, politiques et touristiques auxquels la FIFA doit faire face à l’approche du coup d’envoi.


