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Kénitra : une enseignante condamnée à 18 mois de prison après des propos jugés attentatoires à l’islam

Par Lesinfos -le

Kénitra : une enseignante condamnée à 18 mois de prison après des propos jugés attentatoires à l’islam
Le tribunal de première instance de Kénitra a condamné une enseignante française à un an et demi de prison ferme pour « atteinte aux valeurs religieuses », « atteinte à l’islam » et des propos liés à l’homosexualité tenus en classe. Une décision qui suscite une vive controverse.

L’affaire jugée à Kénitra continue de diviser profondément l’opinion. Une enseignante d’un établissement de la Mission française a été condamnée à un an et demi de prison ferme, ainsi qu’à une amende de 100 000 dirhams, pour des faits liés à des propos tenus en classe sur l’homosexualité et des accusations d’atteinte à l’islam.

 

Après trois années de procédure et dix-neuf audiences, le tribunal de première instance a reconnu la prévenue coupable d’« atteinte aux valeurs religieuses », d’« atteinte à l’islam » et d’« atteinte à la pudeur publique ». La décision prévoit également un accompagnement psychologique en détention, une interdiction d’approcher les deux élèves concernés pendant cinq ans après sa libération, ainsi qu’un dédommagement symbolique d’un dirham aux familles plaignantes. 

 

L’affaire a débuté après le dépôt de plainte d’un couple de parents, accusant l’enseignante d’avoir tenu en classe des propos jugés offensants envers l’islam et d’avoir abordé le thème de l’homosexualité avec des élèves mineurs. Lors de l’enquête menée par la police judiciaire, plusieurs témoignages d’élèves ont été recueillis pour étayer les accusations.

 

Face à la justice, l’enseignante, assistée d’un traducteur, a nié l’ensemble des faits, affirmant ne jamais avoir tenu de propos visant à offenser la religion ou à influencer les élèves.

 

Cette condamnation a provoqué une forte réaction au sein de la communauté éducative et parmi certains parents d’élèves. Des rassemblements de soutien ont été organisés devant l’établissement, dénonçant ce qu’ils considèrent comme une décision excessive et un « règlement de comptes ». Ses soutiens mettent en avant son parcours professionnel et son engagement dans l’enseignement. 

 

La direction du groupe scolaire Honoré de Balzac l’avait déjà suspendue en 2023, peu avant sa retraite, dans l’attente de l’issue de la procédure judiciaire. L’affaire, désormais tranchée en première instance, continue d’alimenter un débat sensible entre liberté d’enseignement, valeurs religieuses et encadrement scolaire.

 

 


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