La tendance est à la baisse, mais son application reste partielle. Dans plusieurs stations, les nouveaux tarifs tardent à s’afficher, maintenant les anciens niveaux malgré les ajustements récents.
En théorie, le prix du gasoil recule d’environ un dirham pour s’établir autour de 14,50 dirhams le litre. L’essence suit la même trajectoire, avec une baisse proche de 1,10 dirham, pour avoisiner les 14,40 dirhams. Sur le terrain, ces corrections ne se traduisent pas de manière uniforme.
Depuis plusieurs jours, les automobilistes font face à des différences de prix d’une station à l’autre. Une situation qui alimente la confusion et interroge sur les mécanismes de régulation.
Pour de nombreux observateurs, cette absence d’harmonisation fragilise la confiance. Elle met en question l’efficacité du suivi du marché, dans un secteur censé fonctionner selon les règles de concurrence et de transparence.
Au Maroc, les prix des carburants évoluent en fonction des cours internationaux, des coûts logistiques et des conditions d’assurance. Une dépendance forte aux importations, qui rend le marché sensible aux variations externes.
Ces dernières semaines, trois hausses successives ont été enregistrées depuis mars, pesant sur les coûts de transport et sur le pouvoir d’achat. La baisse actuelle intervient donc dans un contexte déjà tendu.
Les opérateurs avancent une explication : les stocks disponibles auraient été acquis à des prix plus élevés. Les ajustements seraient ainsi appliqués progressivement, au rythme des nouvelles livraisons.
Un argument qui ne convainc pas tous les observateurs. Certains pointent une réactivité à sens unique, les hausses étant souvent appliquées plus rapidement que les baisses. Résultat : un climat de méfiance qui s’installe, alors que la question de la régulation du secteur reste posée.


