Le passage frontalier de Sebta traverse une nouvelle période de fortes perturbations. Depuis plusieurs jours, des centaines de voyageurs sont confrontés à d’importants ralentissements, aussi bien pour les piétons que pour les automobilistes, alors que les départs estivaux s’intensifient.
Selon plusieurs médias locaux de Sebta, les files d’attente concernent l’ensemble des usagers du poste-frontière. Voitures, motos et piétons patientent parfois durant plusieurs heures avant de franchir les différents points de contrôle, la capacité des voies d’accès ne suffisant plus à absorber l’augmentation du trafic.
Les conditions météorologiques aggravent encore la situation. Sous des températures élevées, de nombreux voyageurs sont contraints d’attendre en plein soleil, avec peu d’espaces ombragés pour s’abriter. Certains motocyclistes préfèrent même interrompre leur progression afin de trouver un refuge temporaire avant de reprendre la route.
Plusieurs usagers dénoncent une organisation jugée inadaptée aux pics de fréquentation. Ils estiment qu’une meilleure gestion des flux permettrait de limiter les embouteillages, qui deviennent particulièrement importants lors des périodes de vacances.
Les critiques portent également sur le dispositif de contrôle électronique et le système de « frontière intelligente ». Présenté comme un outil destiné à accélérer les formalités de passage, ce mécanisme peine, selon plusieurs témoignages, à fluidifier le trafic lorsque le nombre de voyageurs augmente fortement.
Face à ces difficultés, de nombreux voyageurs réclament le renforcement des effectifs et l’ouverture de voies supplémentaires afin de réduire les temps d’attente. D’après plusieurs témoignages relayés par la presse locale, les services de police espagnols auraient indiqué que ces décisions relèvent des autorités gouvernementales compétentes.
Ces nouvelles perturbations surviennent quelques jours seulement après des plaintes similaires enregistrées du côté marocain du poste-frontière. Malgré la modernisation progressive des procédures et l’introduction de solutions numériques, les longues attentes continuent d’alimenter le mécontentement des voyageurs, révélant les difficultés du dispositif à gérer les fortes affluences estivales.


