Nouveau coup dur pour Marine Le Pen. La cour d’appel de Paris a condamné, mardi, la présidente du Rassemblement national à trois ans de prison, dont deux avec sursis, assortis d’une année sous surveillance électronique. Elle écope également d’une peine de quatre ans et neuf mois d’inéligibilité, dont quinze mois ferme, une décision qui entretient l’incertitude autour d’une éventuelle candidature à l’élection présidentielle.
Dans son arrêt, la juridiction a expliqué avoir pris en compte les principes de liberté de candidature et de libre choix des électeurs au moment de fixer la durée de l’inéligibilité. Un équilibre que la cour présente comme indispensable au bon fonctionnement démocratique.
Sur le plan judiciaire, la peine prononcée ne ferme pas définitivement la porte à une candidature de Marine Le Pen. En revanche, l’obligation d’exécuter un an de prison sous bracelet électronique complique considérablement la donne.
Quelques jours avant le verdict, la dirigeante du Rassemblement national avait affirmé qu’elle ne briguerait pas l’Élysée si elle devait porter un bracelet électronique. Elle estimait qu’un candidat à la magistrature suprême devait pouvoir exercer librement ses déplacements et ses activités. Elle doit désormais préciser sa position lors d’une intervention télévisée sur TF1.
La cour d’appel a reconnu Marine Le Pen coupable de détournement de fonds publics européens en sa qualité d’ancienne députée européenne, ainsi que de complicité de détournement de fonds publics dans l’exercice de ses fonctions à la tête du Rassemblement national.
Outre la peine de prison et l’inéligibilité, la responsable politique a également été condamnée à une amende de 100.000 euros.


