Le projet d’extension de la grande vitesse ferroviaire vers le Sud franchit une nouvelle étape. Le décret n°2.26.605, publié au Bulletin officiel du 7 septembre, officialise l’utilité publique de deux futurs axes reliant Marrakech à Agadir et Chichaoua à Essaouira.
Cette décision donne désormais un cadre juridique aux procédures nécessaires à la réalisation de ces infrastructures, notamment en matière de foncier. Elle permet d’engager l’identification des terrains concernés et les démarches administratives liées aux emprises des futures lignes.
Jusqu’ici, le prolongement Marrakech-Agadir constituait le principal axe identifié dans l’extension du réseau ferroviaire vers le Sud. L’intégration officielle du tronçon Chichaoua-Essaouira élargit désormais la portée territoriale du projet.
Pour la cité des Alizés, cette perspective pourrait changer la donne en matière de mobilité. Un raccordement ferroviaire à grande vitesse renforcerait l’accessibilité d’Essaouira depuis les grands pôles urbains du Royaume et pourrait faciliter aussi bien les déplacements professionnels que les flux touristiques.
Les territoires traversés pourraient également bénéficier de nouvelles dynamiques économiques, à condition que le tracé définitif, les futures gares et les correspondances soient pensés en fonction des besoins locaux.
La publication du décret ne signifie toutefois pas que les chantiers vont démarrer immédiatement. Le texte ne fixe ni calendrier de lancement des travaux ni date de mise en service des futures lignes.
Une déclaration d’utilité publique constitue avant tout une étape juridique. Elle permet de sécuriser le cadre administratif du projet, mais ne préjuge ni de son rythme d’exécution, ni de son financement, ni des choix techniques qui devront encore être arrêtés.
Les prochaines étapes devront notamment porter sur la définition précise des tracés, l’évaluation des parcelles concernées et la mise en œuvre des procédures foncières prévues par la réglementation.
Pour l’ONCF, cette phase devra ensuite être suivie par les études techniques, les montages financiers et les différents appels d’offres nécessaires à la construction des ouvrages.
L’officialisation des axes Marrakech-Agadir et Chichaoua-Essaouira confirme ainsi l’ancrage du projet dans la stratégie d’extension du réseau ferroviaire vers le Sud. Mais le passage du décret au chantier reste encore conditionné à plusieurs étapes.
Le prochain enjeu sera donc de transformer cette avancée administrative en calendrier opérationnel, puis en infrastructures capables de renforcer durablement la mobilité et les connexions entre Marrakech, Agadir, Essaouira et les territoires intermédiaires.


