L’enquête sur les irrégularités présumées relevées lors des législatives à Tanger connaît un nouveau développement. Le procureur général du Roi près la cour d’appel de Tanger a ordonné, lundi 28 septembre, le placement en garde à vue de Mounir Laymouri, maire de la ville et responsable provincial du Parti authenticité et modernité (PAM).
Cette mesure intervient dans le cadre d’une enquête judiciaire portant sur une possible falsification de bulletins électoraux dans deux bureaux de vote. À ce stade, aucune culpabilité n’est établie et les investigations doivent encore déterminer les responsabilités éventuelles.
Avant son placement en garde à vue, Mounir Laymouri a été entendu pendant près de dix heures par les éléments de la police judiciaire relevant de la préfecture de police de Tanger.
Cette audition s’inscrit dans l’enquête préliminaire ordonnée par le parquet afin de retracer les circonstances exactes des faits signalés pendant le scrutin et d’identifier les personnes susceptibles d’y être impliquées.
Les enquêteurs l’ont notamment interrogé sur ses liens avec les cinq personnes déjà interpellées dans ce dossier. Les éléments disponibles ne permettent toutefois pas, à ce stade, de préciser la nature exacte des soupçons visant personnellement le maire de Tanger.
Cette nouvelle étape intervient deux jours après l’annonce de l’interpellation de cinq suspects, samedi 26 septembre.
Parmi eux figurent les présidents des deux bureaux de vote concernés, leurs adjoints ainsi qu’une cinquième personne. L’enquête porte sur des bulletins électoraux soupçonnés d’avoir été falsifiés.
Les investigations doivent désormais déterminer l’ampleur des irrégularités présumées, leur mode opératoire éventuel et les responsabilités de chacun.
À ce stade, les informations disponibles ne permettent pas non plus de mesurer l’effet éventuel de ces irrégularités sur les résultats électoraux dans la circonscription concernée.


