La nouvelle réglementation ne se contente plus d’attribuer des bonus pour les voitures sobres : désormais, une voiture électrique trop gourmande en énergie ne pourra tout simplement plus être vendue en Chine. Le principe est simple : plus le véhicule est lourd, plus il peut consommer, mais dans des limites strictes. Pour un modèle standard de deux tonnes, la consommation ne devra pas dépasser 15,1 kWh/100 km selon le cycle d’homologation chinois (CLTC), alors que certains SUV actuels dépassent facilement 20 kWh/100 km.
Pour rester dans les normes, les constructeurs devront revoir l’ensemble de leurs véhicules : améliorer l’aérodynamisme, optimiser le rendement des moteurs et renforcer la gestion logicielle. Le durcissement moyen demandé atteint 11 % d’efficience supplémentaire par rapport aux normes précédentes. Fini le simple empilement de batteries pour afficher une autonomie flatteuse : la priorité est désormais donnée à la sobriété énergétique.
Bien que cette mesure soit chinoise, elle aura un impact global. Les géants de l’électrique comme BYD, Tesla ou Volkswagen, très présents sur le marché chinois, devront adapter leurs plateformes mondiales. Une voiture plus efficiente nécessite une batterie plus petite pour parcourir la même distance, ce qui réduit le poids, le coût de production et potentiellement le prix de vente pour les consommateurs.
Au-delà de l’économie financière, la mesure présente un bénéfice écologique important. La production de batteries est l’étape la plus polluante d’un véhicule électrique. En augmentant l’autonomie par l’efficacité plutôt que par la taille des batteries, les économies de lithium et de cobalt pourraient être considérables. Selon les autorités chinoises, une amélioration de seulement 7 % de l’efficacité énergétique permettrait de réduire de manière significative l’empreinte environnementale de la flotte nationale.


