Nouveau chapitre judiciaire pour Saad Lamjarred en France. L’artiste s’est présenté, lundi matin, devant la cour d’assises de Draguignan pour l’ouverture de son procès dans une affaire de viol présumé datant de l’été 2018 dans la région de Saint-Tropez.
Arrivé libre au palais de justice aux côtés de son épouse, le chanteur est apparu vêtu de noir et blanc, dans une atmosphère particulièrement tendue dès les premières minutes de l’audience. Avant le début des débats, il a demandé à être assisté par une interprète, expliquant vouloir s’exprimer plus aisément en darija devant la cour.
Face à lui, la plaignante, très émue, a réclamé la tenue du procès à huis clos, une disposition prévue dans les affaires de viol par la justice française. Son avocat a dénoncé une procédure interminable, rappelant que ce procès avait déjà été reporté une première fois après plusieurs années d’attente.
L’affaire remonte à août 2018. Selon la version de la jeune femme, alors employée dans un établissement de nuit à Saint-Tropez, elle aurait rencontré Saad Lamjarred dans une discothèque avant d’accepter de le suivre dans son hôtel pour poursuivre la soirée.
D’après son témoignage livré aux enquêteurs, la situation aurait ensuite basculé dans la chambre de l’hôtel. Elle accuse l’artiste de l’avoir agressée sexuellement malgré son absence de consentement.
Saad Lamjarred, lui, maintient depuis le début que la relation était consentie. La défense conteste fermement les accusations et rejette toute version évoquant une agression.
Le dossier judiciaire repose également sur plusieurs éléments recueillis durant l’enquête, notamment le témoignage d’une amie de la plaignante, venue la récupérer peu après les faits et qui affirme l’avoir trouvée dans un état de choc avancé. Les analyses médicales réalisées dans les heures suivantes ont par ailleurs confirmé que les deux protagonistes avaient consommé de l’alcool cette nuit-là.
Cette nouvelle comparution intervient alors que le nom de Saad Lamjarred reste associé à plusieurs procédures judiciaires ouvertes ces dernières années en France et à l’étranger.
En 2023, il avait déjà été condamné à six ans de prison par la justice française dans une autre affaire de viol présumé datant de 2016 à Paris. Une décision dont il a fait appel. D’autres accusations avaient également émergé auparavant aux États-Unis et au Maroc, avec des procédures aux trajectoires différentes.
Durant l’enquête liée au dossier de Saint-Tropez, les enquêteurs ont aussi évoqué une tentative de règlement financier. Selon plusieurs éléments versés au dossier, un intermédiaire aurait proposé une importante somme d’argent afin d’obtenir un arrangement amiable avec la plaignante. Une piste qui avait alimenté de nombreuses tensions autour de l’affaire.


