Le ton est feutré, mais le message est clair. Dans un communiqué publié après la demi-finale perdue, la Fédération égyptienne de football a tenu à féliciter le Maroc pour l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations. Une prise de parole qui intervient dans un contexte tendu, après les déclarations controversées de Hossam Hassan visant le pays hôte.
Le président de la Fédération, Hani Abou-Rida, a adressé un message officiel à Fouzi Lekjaa, saluant « le succès remarquable » de la CAN et « l’organisation exemplaire » assurée par le Maroc. Il a mis en avant la qualité des infrastructures, l’efficacité logistique et la capacité du Royaume à accueillir de grands événements sportifs.
Un message qui vaut recadrage
Le communiqué insiste aussi sur l’accueil réservé à la délégation égyptienne. Il évoque « une hospitalité chaleureuse » et un séjour facilité dans toutes les villes traversées. Pour de nombreux observateurs, cette insistance n’est pas anodine.
Elle intervient quelques heures après les propos de Hossam Hassan et de son frère Ibrahim, qui avaient critiqué le lieu de résidence de la sélection à Tanger avant le match contre le Sénégal. Le duo avait aussi laissé entendre que certaines parties ne souhaitaient pas voir l’Égypte atteindre la finale.
Même le public marocain avait été visé, malgré son soutien visible aux Pharaons lors de leurs rencontres à Agadir.
Un contraste qui interroge
Entre les mots durs du staff technique et le ton diplomatique de la Fédération, le contraste est frappant. Là où Hossam Hassan parlait de conditions défavorables, la Fédération évoque respect, organisation et fraternité sportive.
Pour plusieurs analystes égyptiens, ce décalage ressemble à un recadrage public. Le communiqué est lu comme une manière de désavouer, sans le nommer, le sélectionneur et son entourage.
Un avenir désormais incertain
Dans les médias égyptiens, la question est désormais posée ouvertement : Hossam Hassan est-il toujours l’homme de la situation ? Son discours après l’élimination a choqué une partie de l’opinion et embarrassé les instances fédérales.
« Ce communiqué n’est pas neutre. C’est un message politique et sportif », estime un éditorialiste du Caire. Pour lui, la Fédération cherche à préserver ses relations avec le Maroc et avec la CAF, quitte à isoler son propre sélectionneur.
Aucune décision officielle n’a encore été annoncée. Mais en interne, le débat est lancé. La sortie médiatique de Hossam Hassan pourrait peser lourd dans l’évaluation de son avenir.


