Quand la jet-set nigériane s’offre une avant-première à 10 000 mètres d’altitude

Quand la jet-set nigériane s’offre une avant-première à 10 000 mètres d’altitude
Source : Lemonde.fr
03/06/2016 10:30

Kunle Afolayan, considéré comme l’enfant prodige de Nollywood, l’industrie du cinéma nigérian, a présenté son dernier film à bord d’un vol Air France.

Trois heures du matin. A l’avant d’un Airbus ayant décollé de Lagos à minuit et en route vers Paris, le réalisateur nigérian Kunle Afolayan ouvre une bouteille de whisky puis brandit son smartphone pour un nouveau selfie. Le voilà immortalisé, ce mercredi 1er juin, à 10 000 mètres au-dessus du Sahara, aux bras de créatures en robe de soirée et de hipsters en smocking. Cheveux courts teints en jaune, la présentatrice de Hip TV, l’une des centaines de chaînes nigérianes, enchaîne les questions, un verre à la main, le micro dans l’autre.

« On veut des césars, des oscars, des milliards » L’acteur Wale Ojo

Kemi Lala Akindoju esquisse quelques pas de danse avec le chanteur Adekunle Gold. Elle est actrice, productrice et réalisatrice. A Lagos, posséder trois cartes de visite est un classique. Gracieuse dans sa robe du styliste Elie Kuame, l’actrice ivoirienne Aurélie Eliam papillonne entre les VIP de ce vol déjanté. « Je suis sur un nuage », lâche-t-elle en levant une coupe d’un champagne qui coule à flots. La lune brille à travers le hublot.

« On transporte un nouveau cinéma au-dessus de l’Afrique et on part à la conquête du monde !, s’emballe Wale Ojo, acteur et réalisateur nigérian qui vit entre Lagos, New York et Londres. Nollywood pèse 5 milliards de dollars et emploie des milliers de personnes. Mais on veut des césars, des oscars, des milliards. Et moi je serai l’Aliko Dangote [industriel nigérian et homme le plus riche d’Afrique] du New Nollywood, vous verrez. »

« Bienvenue sur mon vol »

Un New Nollywood qui se rêve en nouvelle vague trash qui déferle façon tsunami ? Nollywood est aujourd’hui la deuxième industrie de cinéma après Bollywood, en Inde, avec près de 2 000 films par an, d’interminables navets pour la plupart dont la fabrication ne coûte guère plus de 10 000 dollars. Première semaine : on tourne. Deuxième semaine : on monte. Troisième semaine : on se dépêche de vendre les DVD car les copies piratées débarquent la quatrième semaine. ...




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