“Jouk Attamtil Al Bidaoui”, les cheikhate des temps modernes

“Jouk Attamtil Al Bidaoui”, les cheikhate des temps modernes
Source : Telquel.ma
26/10/2016 15:21

Une fois par mois, les comédiens de la jeune troupe casablancaise “Jouk Attamtil Al Bidaoui” se travestissent pour rendre hommage aux cheikhate. Un spectacle communicatif et joyeux.

Sous les faisceaux colorées du sous-sol du Vertigo, les dix comédiens de la jeune troupe casablancaise “Jouk Attamtil Al Bidaoui” répètent une dernière fois le spectacle du soir, leur cinquième Kabareh Cheikhate. Bien loin des ambiances sombres des bars populaires et cabarets de la ville blanche où l’on retrouve ces artistes mythiques du monde de la nuit, on découvre dans cette salle de spectacle une troupe particulière, car entièrement masculine. “Ce spectacle est un hommage à la chikha, et à l’art de la aïta. Il est dédié à Fatna Bent Lhouchine et El Hammounia, les grands noms de cet art”, explique Amine Nawny, comédien au sein de la troupe.

Chanteurs, danseurs et comédiens, la troupe aux multiples talents revisite ce soir le chaâbi algérien. Crédit: Y. Toumi

Un art populaire

La répétition n’a pas encore commencé. On se salue, on gratte un peu la guitare ou on s’interpelle joyeusement au rythme des darboukas. On s’essaye même au beatbox pour tester le micro. “Nous sommes avant tout des passionnés, qui cherchons à nous amuser, avance Ghassan El Hakim, metteur en scène et musicien. On a voulu construire ce spectacle comme léger et transportable, pour pouvoir le jouer partout, occuper et théâtraliser des espaces divers.” C’est à son initiative que la troupe s’est formée il y a deux ans, à travers un cours de théâtre qu’il enseigne à La Parallèle, un centre culturel de quartier à Casablanca.

Le “Jouk Attamtil” réunit différentes disciplines, à l’image des membres qui forment un groupe de talents divers entre musiciens, danseurs et chanteurs, bien que tous soient issus du monde du théâtre. Par ce spectacle, monté en cabaret, c’est tout un patrimoine marocain d’art de rue qu’ils cherchent à revitaliser. Parmi eux la halqa, ou les groupes de musique itinérants qui jouaient sur la place publique. La troupe, formée en association, s’est en effet donné pour mission de conserver, interpréter et offrir une seconde vie au patrimoine traditionnel et à son répertoire musical.

Petits réglages et teste de micro par Amine avant le show. Crédit: Y. Toumi

Redorer la darija

La répétition commence. On peaufine les derniers détails, sous les yeux des quelques amis venus assister au filage. La soirée est placée sous le signe du chaâbi algérien : “Ya rayah”, “Ya zina diri latay”, ou encore “L’bayda mon amour” de Cheb Hasni sont au programme, remaniés à la sauce marocaine. “Les chansons qu’on choisit sont soit rares et ne passent plus à la radio ou alors connues mais on les adapte à la marocaine”, explique Ghassan. Des morceaux qu’ils accompagnent au bendir, au oud, parfois à l’outar, et peut-être bientôt à la mandoline, que la troupe souhaite ajouter. ...

 

 

 




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