Le malhoune, un art qui ne veut pas se transformer en nostalgie

Le malhoune, un art qui ne veut pas se transformer en nostalgie
Source : Aujourdhui.ma
26/11/2016 09:15

Le malhoune est un art ancestral marocain par excellence.

Son champ d’exercice et de diffusion est un peu réduit

Le malhoune est un patrimoine d’une valeur inestimable. C’est un fils du désert, étant donné que ses racines se trouvent au Sahara marocain et qui a plus de quatre siècles d’existence.  Définie comme étant de la poésie populaire illustrant le don et la grande inspiration chez des poètes marocains, avec des paroles dialectales bédouines, la «qcida» est souvent composée de mots en musique et en lettres. Cela va sans dire que  le malhoune fut à l’origine de la création d’un vaste mouvement intellectuel fondé sur la liberté de la pensée et du propos à travers lesquelles des sujets divers et tabous étaient traités sur la base du verbe anodin.  Mais de nos jours, il semblerait que l’on ne s’y intéresse plus comme avant. Son champ d’exercice et de diffusion est un peu réduit.

Un avenir incertain ?

Saïd El Meftahi, une des figures de proue du malhoune et élève de Feu  Haj Houcine Toulali, installé depuis quelques années en France, se montre plutôt sceptique à l’égard de l’avenir de cette musique.  «Le malhoune n’a pas  la  place qu’il mérite. Les médias, les intellectuels, les chercheurs semblent ne plus s’occuper de cet art. Il n’existe pas  d’émissions dédiées à ce genre musical. De même, on constate que  les festivals et les manifestations qui lui sont consacrés deviennent  de plus en plus rares», regrette-t-il. Outre son absence des médias, le malhoune connaît un ensemble de contraintes. «Ce patrimoine est délaissé par le ministère de la culture. Il ne lui accorde pas d’importance. D’ailleurs, aucune subvention ne lui est réservée». Pour sa part, Sanaa Marahati,  jeune chanteuse du malhoune, est également inquiète de l’avenir de ce genre musical. «Je peux dire que le malhoune est encore vivant grâce à ses mélomanes». De plus, les citateurs de Malhoun sont très peu sollicités par les producteurs de spectacles, ou les festivals. «Aujourd’hui, les organisateurs des festivals cherchent uniquement les voix qui peuvent attirer un grand nombre de publics et qui peuvent créer le buzz», déplore-t-elle. De plus, il est une vérité que les artistes ne peuvent pas vivre uniquement du  Malhoune. Ils sont obligés d’exercer un autre métier. ...




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