Les femmes vivent plus longtemps et la science ne sait pas vraiment pourquoi

Les femmes vivent plus longtemps et la science ne sait pas vraiment pourquoi
Source : Lefigaro.fr
10/10/2018 10:00

Partout dans le monde, les femmes vivent plus longtemps que les hommes. Un atout biologique qui pourrait être lié à leur rôle essentiel dans la reproduction.

Jeanne Calment, Emma Morano, Jessie Gallan, Susannah Mushatt Jones, Kane Tanaka… Leur point commun? Avoir vécu jusqu’à 110 ans au moins. Et pour espérer faire partie de ce club des «supercentenaires», mieux vaut être une femme. Cet avantage de longévité du sexe dit faible se retrouve partout dans le monde et serait à rechercher du côté des hormones sexuelles. Plus particulièrement du côté des œstrogènes. Déjà connus pour protéger les femmes contre les maladies cardiovasculaires jusqu’à la ménopause, les œstrogènes préserveraient également les télomères, selon une étude présentée à un congrès sur la ménopause par Elissa Epel, professeur de psychiatrie (université de San Francisco).

Ces séquences d’ADN qui protègent l’extrémité de nos chromosomes garantissent le maintien de l’intégrité du génome au cours des divisions cellulaires. Car à chaque fois qu’une cellule se réplique, les chromosomes font de même avec le risque de perdre, au niveau des extrémités, une partie des informations génétiques nécessaires au fonctionnement cellulaire. Un phénomène évité grâce aux télomères. Malheureusement, avec le temps, ces derniers s’usent et se raccourcissent.

Lorsqu’ils ont atteint un certain seuil, la cellule entre en sénescence, favorisant l’apparition de maladies dégénératives ou de cancers. On sait depuis plusieurs années que chez les femmes ils sont généralement plus longs que chez les hommes. «À 50 ans, une femme a des télomères équivalents à ceux d’un homme de 42 ans», précise le Pr Athanase Bénétos, chef du service de gériatrie au CHRU de Nancy et chercheur à l’Inserm.

Longueur des télomères

Selon Elissa Epel, cette caractéristique pourrait donc s’expliquer par l’action des œstrogènes. «Des études expérimentales suggèrent que ces hormones augmentent l’activité de la télomérase, l’enzyme qui peut protéger et allonger les télomères», a ainsi souligné la chercheuse. Une hypothèse réfutée par le Pr Bénétos. Ce dernier explique que l’on devrait alors observer une accélération de l’usure des télomères après la ménopause en raison d’une carence en œstrogènes. «Or ce n’est pas le cas. Par ailleurs, les travaux que nous avons menés nous orientent vers une autre hypothèse, dans laquelle la longueur de nos télomères est largement déterminée à l’issue des premières années de vie sans que l’on sache de quelle façon», insiste le spécialiste français...




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