Au Mandela National Stadium, le Maroc a tenu jusqu’au bout d’une demi-finale sous tension. Le score n’a pas bougé en prolongation. La séance des tirs au but a tranché. Les Lions ont gardé leur sang-froid et plié l’affaire.
Sur la ligne de touche, Tarik Sektioui a joué l’option stabilité. Changement mesuré, bloc compact, gestion des temps faibles. La stratégie a fonctionné au moment décisif : précision au point de penalty, qualification en poche.
Un scénario à deux temps
Le Sénégal a frappé le premier, dès la 16e minute. Joseph Layousse a profité d’un flottement de marquage pour ouvrir la voie aux Lions de la Téranga. Le Maroc a encaissé, puis s’est réorganisé sans paniquer.
La réponse est venue à la 23e. Sabir Bougrine a égalisé d’une frappe sèche, relançant le match et l’allure des siens. Ensuite, bras de fer. Intensité dans les duels, peu d’espaces, gardiens vigilants. La prolongation n’a rien changé.
Madagascar au rendez-vous
Dans l’autre demi-finale, disputée à Dar es Salaam, Madagascar a dominé le Soudan (1-0 a.p.). Toky Rakotondraibe a marqué à la 116e minute, en infériorité numérique après l’expulsion de Fenohasina Razafimaro. Billet validé au forceps.
La finale opposera donc le Maroc à Madagascar, samedi 30 août, au Moi International Stadium de Kasarani, à Nairobi. Affiche inédite. Le vainqueur s’offrira la ligne d’or d’un CHAN âpre et fermé.
Belammari, patron du couloir
Youssef Belammari a été désigné Homme du match. Le latéral gauche a gagné des mètres et des duels, alternant montées tranchantes et retours rapides. Son activité a soulagé l’arrière-garde et offert des sorties propres.
En conférence de presse, il a salué « un groupe soudé » et une qualification « méritée ». Message clair : rester focus jusqu’au bout. Le vestiaire s’aligne, l’objectif est unique.
Dernière marche vers un troisième sacre
Le Maroc retrouve une finale de CHAN avec l’expérience d’un collectif rodé. Les automatismes tiennent, la rotation répond, la gestion des temps forts pèse. Un nul, une séance, et la route continue.
Face à Madagascar, la clé sera double : justesse dans les trente derniers mètres et rigueur sur coups de pied arrêtés. Le banc devra apporter l’étincelle au bon moment. Dernier virage, ligne droite, trophée en vue.