Le rideau s’est levé dans une ambiance festive, entre écran géant et souffle de l’Atlantique. La cérémonie a rendu hommage à deux figures de la scène artistique : le réalisateur et acteur Hamid Zoghi, et l’actrice Saadia Laadib. Leur parcours et leur apport à la culture marocaine ont été salués par leurs pairs.
Hamid Zoghi a exprimé sa gratitude en soulignant le rôle de ces événements comme passerelles entre artistes et public. Mohamed Miftah a rappelé son empreinte sur le théâtre national et son rôle dans la création des mythiques groupes « Nass El Ghiwane » et « Jil Jilala ». Quant à Saadia Laadib, elle a dédié son hommage à Harhoura, une ville « qu’elle chérit », voyant dans cette distinction autant une consécration qu’une responsabilité.
Un programme qui relie mémoire et création
La soirée a été marquée par la projection du film Pour ne pas les oublier, en mémoire de figures disparues cette année : Ali Hassan, Mehdi Belkhayat, Mohamed Choubi, Naïma Bouhmala et Kaoutar Boudarraja. Un moment d’émotion pour rappeler la mémoire de ceux qui ont marqué la scène culturelle.
L’animation musicale a été assurée par le violoniste Amir Ali, avant la projection du film comique Dados d’Abdelouahed Mjahed, réunissant Rafik Boubker, Majdouline Idrissi, Jamila El Haouni, Sandia Tajeddine et Mehdi Foulane.
Un jury prestigieux
Pour cette édition, le festival s’est doté d’un jury présidé par Mohamed Abderrahmane Tazi, réalisateur et producteur. À ses côtés : le cinéaste Aziz Salmi, l’acteur et compositeur Younes Migri, l’actrice Bouchra Ahrich et Latifa Ahrar, actrice et réalisatrice.
Le secrétaire général du festival, Saad Achebour, a mis en avant la richesse du programme et l’expérience unique offerte par ce format en plein air. Le mélange cinéma et nature attire autant le public que les professionnels, avec un espace qui favorise les rencontres et les échanges.
La compétition et les ateliers
Six films marocains sont en lice cette année : Jalalddine de Hassan Benjelloun, La dernière répétition de Yassine Fennane, Le verre de l’amitié de Noufel Berraoui, Le Lac bleu de Daoud Aoulad-Syad, Mon père n’est pas mort d’Adil Fadili et Que de l’amour de Kamal Kamal. Une sélection qui illustre la diversité du cinéma national.
En parallèle, le festival propose des ateliers thématiques. Bouchra Malak anime un atelier d’écriture scénaristique, Abdou El Mesnaoui dirige un atelier de jeu d’acteur et Kamal Kamal dispense un masterclass. Une table ronde sur la distribution cinématographique est également prévue, en partenariat avec l’Union des réalisateurs et auteurs marocains.
Un festival en prise directe avec le public
La manifestation s’enrichit aussi de séances de dédicaces d’ouvrages récents, donnant l’occasion aux festivaliers de rencontrer écrivains et cinéastes. L’idée : rapprocher les disciplines, créer des passerelles et nourrir le dialogue artistique.
À Harhoura, le Festival Ciné-Plage s’impose peu à peu comme un rendez-vous estival singulier. Un lieu où le cinéma se vit autrement, au contact direct de la mer et du public.